À propos
Redonner leur place aux femmes et interroger les récits hérités du passé
Au fil de mon parcours, j’ai ressenti le besoin d’exercer mon métier d’historienne autrement : sortir les savoirs antiques du seul cadre universitaire, les rendre accessibles et contribuer à faire émerger des récits souvent laissés à la marge, en particulier ceux des femmes.
À travers la formation, la création de contenus et les projets culturels, je développe une approche à la fois rigoureuse et accessible, où l’Antiquité devient un outil pour interroger les récits, les représentations et les normes qui continuent encore de structurer nos sociétés contemporaines.
Joy Rivault
historienne & mythologue
L’Antiquité grecque et romaine est au cœur de mon parcours depuis mes études universitaires, entre recherche, enseignement et archéologie de terrain. Formée en Histoire, Civilisations et Archéologie des Mondes Antiques, j’ai également participé à plusieurs fouilles archéologiques et exploré de nombreux sites antiques, des expériences qui ont profondément nourri ma manière de transmettre l’Histoire.
Après l’obtention du Capes de Lettres Classiques en 2010, j’ai enseigné dans le secondaire avant de me tourner vers l’enseignement universitaire en Histoire ancienne. Mais très vite, une question s’est imposée : comment transmettre ces savoirs au-delà du cadre académique, sans renoncer à leur richesse, à leur complexité et à leur capacité à éclairer le monde contemporain ?
En 2020, je fais le choix de développer pleinement mon activité d’historienne indépendante afin d’aligner davantage mon travail avec mes convictions et ma manière de transmettre. J’oriente alors mes recherches et mes projets vers l’histoire des femmes, le matrimoine et l’étude des récits, mythes et représentations hérités du passé, en cherchant à comprendre la manière dont ils continuent encore d’influencer nos imaginaires contemporains.
Aujourd’hui, je conçois des formations, projets de médiation culturelle, interventions pédagogiques et contenus éditoriaux autour de l’Antiquité, des mythes et des figures souvent invisibilisées par l’Histoire. Mon travail explore également la manière dont les références antiques sont réinvesties dans les médias, les discours politiques et les représentations collectives.
Je reste attachée au monde académique à travers les cours que je donne à l’université ainsi que la publication de mon ouvrage issu de ma thèse, Zeus en Carie. Réflexions sur les paysages onomastiques, iconographiques et cultuels. Je partage également ce travail de transmission et de réflexion à travers mon blog #mytho ainsi que mes différents projets d’écriture, comme mon recueil poétique Rêveries antiques, où l’Antiquité devient plus que jamais un dialogue permanent entre passé et présent.
Mon expertise
Je travaille autour de l’histoire des femmes, du matrimoine et des grands récits hérités de l’Antiquité. Spécialiste du monde gréco-romain, j’explore plus particulièrement la mythologie grecque, les figures féminines et la place qu’occupent certains héritages antiques dans notre culture contemporaine.
À travers une lecture historique et féministe des sources anciennes, j’analyse la construction des stéréotypes de genre, les mécanismes d’invisibilisation des femmes ainsi que la manière dont certaines figures ou certains récits ont été transformés, transmis et réappropriés au fil du temps.
J’accompagne établissements scolaires, universités, grandes écoles, institutions culturelles, médias et organisations à travers formations, conférences, médiation culturelle et création de contenus spécialisés.
Mes domaines d’intervention portent notamment sur :
• l’histoire des femmes et les héritages du matrimoine
• les mythes grecs et les grandes figures féminines de l’Antiquité
• les représentations du féminin dans les textes, les images et les récits culturels
• les usages politiques, culturels et médiatiques des références antiques dans le monde contemporain
J’interviens en Suisse, en France et à distance, dans le cadre de projets adaptés aux besoins et aux publics de chaque structure.
Ma mission
Je suis convaincue que l’Antiquité ne parle jamais seulement d’un monde disparu.
Les mythes, les textes et les figures hérités des mondes anciens continuent de circuler partout autour de nous : dans les œuvres que nous consommons, dans les références culturelles que nous partageons, dans certaines idées que nous reproduisons parfois sans même en percevoir l’origine.
Les figures féminines de la mythologie grecque occupent à cet égard une place particulière. Derrière ces récits se dessinent des visions du féminin, du désir, de la transgression, de la sagesse ou du pouvoir qui continuent d’alimenter nos représentations culturelles.
À travers mon travail, je cherche autant à transmettre ces savoirs qu’à inviter à les regarder autrement : comprendre comment certains récits ont traversé les siècles, pourquoi certaines figures ont été valorisées, effacées ou transformées, et ce que ces transmissions racontent de nos sociétés.
Valoriser le matrimoine, ce n’est pas seulement faire réapparaître des femmes oubliées. C’est aussi interroger les choix culturels, politiques et sociaux qui déterminent ce que nous décidons collectivement de conserver, de transmettre ou d’oublier.
Mon parcours universitaire
Mon parcours s’est construit à la croisée de l’archéologie, des langues anciennes et de l’histoire des mondes antiques. Très tôt, je me forme sur le terrain à travers des fouilles archéologiques et l’étude de matériel en France, en Espagne, en Grèce et en Turquie, sur des périodes allant de la Préhistoire au Moyen Âge (2003–2018).
En parallèle, je poursuis des études de Lettres Classiques afin d’approfondir ma connaissance du grec ancien et du latin (2005–2010). J’enrichis également cette formation par des enseignements en histoire de l’art, archéologie antique et épigraphie grecque et latine.
Au cours de mon doctorat (2011–2016), j’oriente davantage mes recherches vers les sources historiques et développe une approche pluridisciplinaire mêlant histoire, archéologie, iconographie, religion et étude des représentations, qui reste aujourd’hui au cœur de mon travail.
Pour consulter mon CV académique et mes travaux de recherche, vous pouvez également retrouver mon profil Academia.
Doctorat en Histoire, Civilisations et Archéologie des Mondes Antiques
Université Bordeaux-Montaigne & EPHE.
Capes de Lettres Classiques
IUFM de Paris IV.
Master Littérature, Philologie et Linguistique, spécialité Lettres Classiques
Université Paris-Sorbonne (Paris IV).
Licence Arts, Lettres, Langues, mention Lettres Classiques
Université Bordeaux-Montaigne.
Mes collaborations
Je développe régulièrement des projets en collaboration avec d’autres professionnelles issues des domaines de la recherche, de la médiation culturelle, du graphisme ou de la création de contenus. Ces échanges nourrissent ma réflexion et permettent d’imaginer des formats de transmission plus vivants, accessibles et pluridisciplinaires.
Ces collaborations donnent naissance à des projets culturels originaux, où se croisent histoire, mythologie, patrimoine, image et création contemporaine.
Avec la sémiologue Léah Thomas-Bion, nous avons imaginé une série d’épisodes de podcast consacrés aux animaux fantastiques de la mythologie. À travers ces récits, nous explorons la manière dont les symboles antiques continuent de nourrir notre imaginaire collectif et nos représentations contemporaines. A écouter dans Les voix de Callianthus.
Avec la graphiste Margot Bonnet, nous développons des projets de valorisation du matrimoine local : portraits historiques illustrés, parcours touristiques, cartes, dépliants ou supports de médiation culturelle destinés à mettre en lumière les femmes liées à l’histoire d’un territoire.
En collaboration avec l’association L’EPIcentre du Patrimoine, je participe à des projets autour de la transmission et de la valorisation du matrimoine. Ce travail vise à faire connaître les récits de femmes oubliées et à redonner une visibilité à leur héritage culturel.




